

L’histoire de deux frères : l’un mortel, l’autre immortel. En ressuscitant un mythe basque oublié, Eugène Green réalise une œuvre lumineuse, magique, généreuse, ouvrant ses bras à tous les publics.
Fidèle et passionné de culture basque, Eugène Green, qui y avait consacré par le passé plusieurs romans et un documentaire notable (Faire la parole en 2017), ressuscite pour ce nouveau long-métrage un conte oublié. Atarrabi et Mikelats est entièrement tourné en langue basque, conférant une sonorité délicieuse, pleine de mystères et de merveilleux à l’histoire miraculeuse de deux jumeaux. Leur mère, la déesse Mari, n’ayant pas d’instinct maternel, confie l’instruction de ses rejetons issus d’un père mortel au diable, qui, tout de rouge vêtu, se croit « à la pointe de la branchitude » en écoutant du rap et en appliquant les règles d’or des « bizenès scoules ». Atarrabi (Saia Hiriart) a la beauté innocente d’un portrait de Botticelli ; il veut partir et parcourir le monde, conscient qu’il deviendra mortel. Son frère, le malicieux Mikelats (Lukas Hiriart), est, quant à lui, satisfait de son sort ; il désire l’immortalité et rester auprès de son maître. Les frères se séparent, mais lorsque Atarrabi s’enfuit, le diable le punit en lui dérobant son ombre…

